• Hospitalité(s)

    Hospitalité(s) est un projet de recherche et d'actions qui pose la question de l'habiter à l'heure de la métropolisation. On démarre dans les pentes de la croix-rousse avec l'envie de comprendre ce qui fait hospitalité dans ce quartier et comment cela résonne dans la fabrique des espaces publics. Alors on se promène, on arpente, on rencontre avec une question, à quoi ressemble l'hospitalité ?

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    Des lieux libres et gratuits où l'on puisse se laver en toute intimité sont indispensables. Il s'agit du respect de droit à l'eau et d'un impératif en matière de santé publique mais aussi une nécessité pour les personnes sans abri ou mal logés. Tel l'écrit Chantal Deckmyn dans son rapport à la fondation Abbé Pierre.

     

    Alors que le nombre de bains-douche a diminué au cours des dernières décennies et que la métropole de Lyon n'en dénombre plus qu'un seul, quelques personnes habitent place Chardonnet, car elle est aussi pourvue d'une fontaine... qu'il faut cependant trouver, tant son accès est contraint !

     

    Nous avons donc ici fabriqué un mobilier semi-pérenne, afin de donner, un temps, plus de place à cette fontaine et à ceux qui l'utilisent.

     

    Une fontaine bain-douche

     


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     Une année à rencontrer des personnes qui habite le 1e à Lyon, principalement des non-logées qui transitent par le quartier des pentes de la croix-rousse parce que leurs enfants y sont scolarisés ou parce que les ping-pong institutionnels les ont conduit à se domicilier ici. Ou encore parce qu'il est sécurisant de dormir dans sa voiture, quand celle-ci est au cœur de la ville. Nous avons aussi rencontré des personnes pour qui voiture n'est pas synonyme d'abri, mais de mobilité pour le travail. Une installation donc pour rendre visible les mots de Redouane, Hakima, Faridje, Léonite, Leila, Abdalla, Mariami et Safia ! Prochainement sur ce site, nous mettrons les enregistrements en ligne.

     

    Avec le bruit du moteur

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    L'installation reçu un accueil chaleureux, notamment des personnes avec qui nous avons travaillé. Affiches, sons, vidéos. Prochainement, vous pourrez écouter ici les enregistrements de Rédouane, d'Hakima, de Leila et Abdalla, de Mariami, de Rosaenie, de Safia et de Faridje et Leonit

     

     

    Un vernissage riche en émotion
     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Tentative de définition en mouvement d'Habiter

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Définition en cours de l'habiter téléchargeable ici

     


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     Interpellés par les transformations de la ville à l’ère métropolitaine ou comment celle-ci génère de plus en plus d’exclusion, nous avançons pas à pas à la recherche des hospitalités. Le 31 mars dernier, nous souhaitions restituer l'avancée de nos réflexions..

    Hospitalité, parce qu'elle se trouve dans le sillon de la définition que René Schérer fait de l’utopie. Non pas celle fantasmée, rêvée, inatteignable mais celle présente ici et maintenant dans la réalité. Habiter, parce qu'Hospitalité lui est indéniablement liée. Connecter, parce que Habiter ce n'est pas qu'avoir un toit sur la tête, mais être en relation avec l'Autre.

     

    Nous traversons donc ces notions d'hospitalités, d'habiter et d'espace public et tentons des définitions en mouvement.

     

    Installation du 31 mars

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Installation le 31 mars prochain, place Chardonnet


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    Pour une personne vivant un sentiment d'insécurité, que le danger soit extérieur ou intérieur à elle-même, l'hospitalité est un refuge. Si ce sentiment de danger disparaît, l'hospitalité garde-t-elle sa nécessité et sa raison d'être? L'hospitalité peut-elle alors exister en elle-même sans se construire en opposition au danger, réel ou fantasmé ?
    En offrant un sentiment de protection, l'hospitalité permet la mise à distance du danger par la création d'une séparation qui délimite l'espace "du danger" avec l'espace de la sécurité. Face au(x) péril(s), elle constitue une carapace solide, qui parfois se réduit à la fragile coquille de la peau de la personne. Cela implique la division et différenciation de l'espace, il apparaît alors que l'espace dit "hospitalier" serait un "dedans" en rupture avec l'espace du danger, qui serait celui du "dehors". Vient rapidement une question sur notre recherche dans la fabrique de l'espace public : l'espace extérieur peut-il être dit "hospitalier" ? Effectivement dans le cas où l'espace public extérieur est construit pour être hospitalier, où se situerait le danger en opposition duquel il est conçu ? Quel serait le "hors de" de l'espace extérieur public ? Les espaces et bâtiments privés ? Les bâtiments publics ? Les institutions ? Les autres individus ? Il convient d'identifier avec précision pour chacun d'entre nous qui vivons l'espace public, quelles sont les différentes menaces que nous pouvons éprouver afin d'imaginer un urbain qui soit totalement hospitalier.


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    Ce projet traverse les époques à la recherche des éléments qui peuvent faire hospitalité. L'eau en est un exemple. Elle favorise l'installation des hommes de tout temps et partout. La fin de la dynastie des Sévères en 237 à Lyon entraine l'abandon de l'entretien des aqueducs et leur détérioration. Les Hommes alors privés d'eau, ont été contraints de se déplacer et de redescendre des collines pour se rapprocher des sources et puits encore en fonction. Voilà notre premier pont, de quelques siècles. Aujourd'hui encore, nous sommes tous dépendants du réseau d'eau. Riches comme pauvres, nous en sommes locataires, pour autant nous n'y avons pas tous accès de la même façon. Sur certains espaces publics toutefois on peut observer fontaines et toilettes ! Sorte de bénéfice rendant possible les installations. A l'inverse, interdire l'accès à l'eau (et au feu) correspondait à un bannissement dans le droit romain « Aqua et igne interdictus »  !

     


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